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La trajectoire des pierres lancées

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Un moine simplet subit les moeurs de son époque, baladé par les péripéties et les lois du pouvoir spirituel et temporel. Dans sa chute, puis dans son improbable ascension, chaque obstacle fait mal. La cupidité, la cruauté, le désir s'apprennent et se dictent. Ce qui est permis au puissant et ce que l'Église définit comme vertu ou comme abomination varient selon la bourse, ou l'habit. Les souffrances et les crimes de Moineau nous parlent de la violence comme structure du monde connu, de son acceptation et du pouvoir, qui corrompt les âmes… En ce temps-là les corps sont décharnés, courbés... Les esprits adorent des saints représentés dans les pires souffrances, les saintes ont à craindre l'adoration qu'on leur porte… Noyau dépeint un moyen-âge brutal, fantasmé mais terre à terre, un âge où l'on pleure, où l'on saigne, où l'on se réconcilie en festoyant. En usant d'images et de stéréotypes qu'il déforme, il régurgite au passé la violence du temps présent et nous montre un âge obscur et cauchemardesque, douloureusement proche du nôtre, où le pire de ce que l'homme peut faire n'est jamais loin, surtout lorsque les ressources viennent à manquer. Le monde dessiné ici n'est ancré dans aucune époque ni géographie particulière, il ne vise aucun personnage, aucune chapelle. Le verbe mêle archaïsmes, argot et néologismes, les personnages changent d'habit, de proportions, de visage... A l'image des graveurs germaniques des XVe et XVIe siècles, Noyau développe une écriture graphique lente, méticuleuse. Tel un moine copiste, il se perd dans les horizons tortueux d'une perspective encore en gestation. L'oeil déambule, parcourt la maigre nature et l'agitation des protagonistes selon un angle fuyant et distendu. Loin du récit historique, La Trajectoire des Pierres lancées se savoure comme un festin d'enluminures impudiques et outrancières. Le trait est coupant, austère comme Dürer et grotesque comme Bosch ou Brueghel l'Ancien. Chaque image est un trésor d'inventivité cruelle où les drapés laissent voir l'obscène, ou les entrelacs sont de boyaux. La chanson de Moineau est une vaste farce, anachronique, scabreuse et déroutante… rabelaisienne. Pour raconter, pour rire, pour punir, pas besoin de bonnes raisons. L'important est que la chute fasse mal, et que l'innocent connaisse un retour en grâce, même éphémère.

Source : Frémok

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  • 20 février 2026
  • Relié (cartonné)
  • 228
  • N&B
  • Format spécial
  • 9782390220626 / 2390220622
26.00

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        L'auteur

        Noyau
        Scénario, Dessin
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